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Et si le management efficace était dans le bonheur ? et inversement !

Qui sont ces dangereux bolcheviks, ces hippies à fleur dont la singularité azimutée les mène à se poser cette folle question ?

Aussi étrange que cela puisse paraitre, les instigateurs de cette sournoise conspiration sont professeurs à la MIT Sloan Business School, à Harvard ou encore à la London School of Economics.

 

 

Mais reprenons depuis le début…

La plupart d’entre nous cherchent à être heureux dans leur vie.
Inconsciemment, nous considérons le bonheur comme notre récompense pour un devoir dûment accompli.
Un devoir moral, ou plus prosaïquement un engagement « avoir atteint les objectifs… ».

Nous établissons alors cette équation « imparable » :

Travail acharné - succès - bonheur

Cet enchaînement logique est erroné !

Abreuvé d’informations négatives toute la journée, notre cerveau finit par interpréter ce flux de négativité comme étant la norme statistique.
Nous sommes donc entrainés, bon gré mal gré, à nous focaliser sur les inconvénients qu’apporte un défi… plutôt que sur les bénéfices à en tirer une fois réalisé.
Un succès n’est donc jamais assez, il est simplement le prélude à une nouvelle étape que nous recherchons nous mêmes.

Le dernier terme de notre équation n’est alors plus le bonheur mais la frustration.

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de changer cette façon de penser, sans nécessairement se repasser ses vieux vinyles de Janis Joplin ou Morrison (ce que, néanmoins, l’auteur de ces lignes ne saurait trop vous conseiller).
Petite suggestion pour « une cure » de 21 jours :

  • Ecrire tous les jours 3 nouvelles choses que vous avez réalisées et qui vous satisfassent
  • Repensez à une expérience positive que vous avez vécue lors des 24 dernières heures
  • Dire merci à quelqu’un
  • Rendez un service inattendu chaque jour

Le supplément de dopamine ainsi libéré se chargera du reste.

Une dernière question, parfaitement légitime puisqu’elle est à l’origine de ce billet : pourquoi un manager chercherait-il à ce que ses collaborateurs soient heureux ?
Parce que ces mêmes études, conduites auprès d’un panel significatif d’entreprises, ont démontré que les entreprises où les collaborateurs étaient heureux présentaient des performances notablement supérieures sur les points suivants :

  • Amélioration qualitative dans l’accomplissement des tâches
  • Productivité supérieure
  • Meilleure résilience
  • Moins de surmenage
  • Moins de turn-over
  • Meilleures ventes

Et si Cocteau le dit…
« Car s’il est vrai que la multitude des regards patine les statues, les lieux communs, chefs-d’œuvre éternels, sont recouverts d’une épaisse patine qui les rend invisibles et cache leur beauté. Mettez un lieu commun en place, nettoyez-le, frottez-le, éclairez-le de telle sorte qu’il frappe avec sa jeunesse et avec la même fraîcheur, le même jet qu’il avait à sa source, vous ferez œuvre de poète »

Pour finir, une conférence TedX sur le sujet, très inspirante comme souvent (des sous-titres sont disponibles dans le menu du lecteur) :

http://www.ted.com/talks/shawn_achor_the_happy_secret_to_better_work.html

Alors, heureux ?

Mehdi ZAIDI

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21/10/2012 | Catégories: ATELIER DU MANAGEMENT | Tags: , | Laisser un commentaire »

Lecture : Le management à géométrie variable d’Arlette Sebillaud

Manager demain avec une casquette a plusieurs visières

La planétarisation de la production et des marchés, la marche de l’environnement et des organisations vers une complexité croissante, l’arrivée dans les entreprises d’une génération Y tombée dans les e technologies quand elle était petite, font peser une lourde hypothèque sur la pertinence des modes de management et d’exercice du leadership hiérarchique traditionnels.

L’ouvrage d’Arlette Sebillaud « Le management à géométrie variable » apporte une réponse pratique et optimiste à cette question cruciale, en offrant des pistes relativement simples pour faire cohabiter intelligemment et efficacement les différents modes de fonctionnement et les managers qui en ont la responsabilité…

…Peut-être, alors, chacun des collaborateurs n’aura-t-il plus le sentiment d’être « l’unique rameur pour plusieurs barreurs »

1. Un contexte qui change profondément et met à mal les anciens modes de management

  • Temps/espace

C’est la Fin de la linéarité ; les acteurs professionnels vivent des parcours chaotiques et variés. Tout, tout de suite : des solutions, des résultats.
Le parcours d’évolution des personnes est passé du département, de la région, au pays, à l’Europe, voire à la planète. Les équipes et les collaborateurs peuvent être « déplacés » loin de leur base et de leur « chef ».

  • Rapports Sociaux

Les centres d’intérêt s’organisent autour de deux pôles :

  1. L’ Individu : qualité de vie, autonomie, enrichissement, individualisme.
  2. Le collectif : large communauté de partage. Réseaux. La notion « d’équipe de proximité » s’efface au profit d’un autre rapport :engagement superficiel et rapide, désengagement rapide.
  • Autorité

En relation avec les nouvelles technologies, la hiérarchie perd de son pouvoir sur l’information. C’est très souvent les nouvelles générations qui en enseignent l’usage. aux anciennes. La compétence et l’expertise supplantent l’autorité de statut.

  • Réflexion/ Action

Le « on conçoit, on apprend et on applique » disparaît au profit de solutions prêtes à l’emploi ou à la transposition. La réflexion intervient après coup si l’essai est réussi.

2. Surfer sur la complexité : un management à « plusieurs visières»

A Sebillaud affirme que« Manager, aujourd’hui, à l’avenir, c’est être en mesure d’assurer plusieurs types de management : réseau, projet, mission transversale permanente, ainsi que hiérarchique. Le challenge consiste à savoir manager de façon conditionnelle, partielle et temporaire, à être leader de temps à autre, à exercer un pouvoir tournant en fonction des circonstances, à varier et faire cohabiter plusieurs formes de management en fonction des enjeux et du contexte ».

  • Vocation spécifique et complémentarité
  1. Réseau pour EXPLORER
  2. Projet pour DEVELOPPER
  3. Processus et missions transverses permanentes pour EXPLOITER

Ces trois fonctions se complètent et ne peuvent survivre les unes sans les autres.
Nécessaire partage des ressources

Mais, pour fonctionner, chacun des managers a besoin de ressources (informations, compétences, capital relationnel). Certaines de ces ressources sont rares, d’autres non disponibles, d’autres difficiles à partager sans perdre des avantages. En aucun cas elles n’appartiennent aux managers qui doivent donc« lâcher prise » et s’ajuster en permanence entre eux.

  • Interdépendances et coopération entre acteurs

L’articulation entre ligne hiérarchique, réseau, projet, processus, se fait par le jeu des interdépendances entre acteurs et ressources..
Le manager devra, au-delà des interdépendances « naturelles », favoriser des relations durables,seule source d’intelligence collective et de valeur ajoutée. En créant des opportunités d’échange (réunions, « conftél » relations internet, séminaires, évènements, participation à des communautés de métier ou de pratiques) le manager multipliera le nombre des interactions volontaires entre acteurs. Plus les interactions seront nombreuses plus ils pourront passer d’une simple coordination à une véritable coopération.

  • Ajustement des exigences managériales

Le rôle et les contributions d’un même individu peuvent être variables, selonle mode de fonctionnement, projet, mission permanente…, dans lequel il est sollicité.Le niveau et la nature des exigences ne seront donc pas les mêmes. Les managers doivent ajuster leurs exigences, les cadrer en fonction des différents profils et répondre séparément et ensemble aux questions :
- « Qu’est-ce qu’on mesure et contrôle ?»?
- « Quels reportings ? »
- « Quelles performances évaluer ? »

  • Rôles partagés et bonnes pratiques de management

Manager devient une mission partagée. Il ne s’agit plus de posséder un territoire mais de traverser le plus grand nombre possible de territoires. Le pouvoir tourne.
Un même manager peut-être tour à tour ou simultanément, chef de projet, pilote de réseau, responsable d’une mission permanente… Il faut donc clarifier les rôles et mettre la bonne casquette. Les dirigeants doivent éclairer les périmètres d’action, les attendus, les priorités des managers. Quant aux acteurs, qu’il s’agisse du management des activités ou du management des personnes, ils doivent savoir à qui et pourquoi ils rendent des comptes.

  • Impacts pour les acteurs

Agir selon les différents modes de fonctionnement modifie les ressources propres de chaque acteur. Les engagements dans des rôles successifs obligent à entrer dans des groupes sociaux différents et conduisent à une adaptation fréquente et renouvelée de son identité relationnelle. Les différentes formes de travail éloignentdu métier d’origine et rapprochent des besoins liés au fonctionnement et à l’organisation de l’entreprise

Claude Normand

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29/09/2011 | Catégories: ATELIER DU MANAGEMENT | Tags: | Un commentaire

Lecture : Manager, ce que font vraiment les managers d’Henry MINTZBERG

Henry Mintzberg a un rôle fondamental dans la recherche tant en Stratégie, Organisation, qu’en Gestion et en Management.

Il est l’auteur d’une typologie des organisations qui fait aujourd’hui référence en sociologie des organisations. Principal représentant de l’école de la contingence, il a pris le temps d’étudier à la fois les phénomènes de pouvoir et tout ce qui relève de la Conduite du changement.

Dans son dernier ouvrage, « Manager- ce que font vraiment les managers »
(Vuibert- Mai 2011)- Henri Mintzberg nous offre la possibilité de nous immerger
dans la réalité concrète et quotidienne de 29 managers issus de secteurs aussi différents que le social et la santé, la politique ou les affaires et exerçant aussi bien dans un orchestre que dans un camp de réfugiés.

Quarante après « Le manager au quotidien » (The nature of Managerial Work- 1973),
il revisite les fondamentaux de sa thèse qui a l’époque, avait bousculé les idées reçues sur le Management.

  • L’une de ses premières conclusions concernait le fait que le Management n’est selon lui, « ni une science, ni une profession. C’est une pratique qui s’acquière avant tout par l’expérience ».
  • L’autre concerne les caractéristiques du travail du manager qu’il décrivait comme une centration sur l’action dans un rythme soutenu, une brièveté, variété et fragmentation des activités ainsi qu’une préférence pour une communication informelle et un contrôle implicite.

Ces deux conclusions sont selon lui toujours valides et d’actualité, malgré de nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ces dernières n’ont eu qu’un très faible impact sur les caractéristiques du travail, elles les ont même renforcées!

L’idée clé de Mintzberg reste aujourd’hui la même : le manager a une activité fragmentée, et c’est à l’aide des relations interpersonnelles qu’il s’informe et agit.

Mintzberg montre que dans la réalité, le vrai manager ne peut être ni réfléchi, ni planificateur tel qu’il est idéalisé dans les livres de management. Il vit au contraire de fréquentes interruptions, doit faire face à une grande variété d’activités.

A partir de ce postulat de départ, il fait émerger un modèle de management qui met en avant un processus dynamique dans lequel les managers conduisent leur mission en s’appuyant sur l’information, les personnes et plus rarement, l’action directe.

Mintzberg décrit les différents rôles que les managers adoptent en fonction de ces 3
axes. Il souligne ainsi le fait qu’ils doivent travailler sur les 3 simultanément, en trouvant l’équilibre qui répond le mieux aux enjeux et circonstances du moment.

Quelques points clés à retenir :

Dans son travail, le manager se trouve éloigné de trois étapes de l’action, du « doing ». Il doit cadrer sa mission et planifier le travail.

Sur l’axe Information, le manager est à deux étapes de l’action et valorise l’utilisation de l’information pour que les choses se réalisent indirectement :

  • Communiquer (partager et contrôler l’information à l’intérieur et à l’extérieur du service)
  • Piloter (organiser l’activité, allouer les ressources, arbitrer, à l’intérieur du service)

Sur l’axe des personnes, le manager se rapproche de l’action, mais reste néanmoins encore à distance. Il aide ses collaborateurs à passer à l’action, il agit à travers eux et non à travers l’information :

  • Mobiliser/ animer l’équipe (cohésion d’équipe, développement des personnes)
  • Assurer le lien à l’extérieur de l’équipe (construire un réseau et représenter l’équipe)

Sur l’axe action, le manager agit directement

  • Gestion des projets et des aléas (au sein du service)
  • Négocier (bâtir des coalitions en externe)

Grâce à ce modèle, Mintzberg souhaite resituer le management à sa place d’origine : devant et au centre. Il nous invite ainsi à « voir les managers comme des leaders, et le leadership comme le signe d’une pratique efficace de management ».

Eugénie Drouin – Doize

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05/09/2011 | Catégories: ATELIER DU MANAGEMENT | Tags: , | Laisser un commentaire »

Lecture : Employees First, Customers Second de Vineet Nayar

Dans ce livre, Vineet Nayar présente Employees First, Customers Second (EFCS), méthode qu’il a mise au point et développée à la direction d’HCL Technologies, entreprise indienne qu’il a conduit au premier plan mondial.

Cette méthode reconnait l’importance primordiale des collaborateurs dans la réussite de leur entreprise.

Le développement des activités de service dans une société du savoir localise les zones de création de valeur au contact avec les clients.

Des collaborateurs autonomes, responsables, passionnés sont la clé du succès car ils s’adaptent rapidement et de manière ingénieuse au contexte et à la demande de leurs clients.

En plaçant les collaborateurs en premier rang, Vineet Nayar n’oublie pas les clients. Il prend simplement en compte le fait que leur satisfaction dépend des employés avec qui ils travaillent.

Sur cette base, Vineet Nayar renverse les modèles et les conventions et met en œuvre des principes organisationnels et managériaux innovants.

EFCS se déploie en 4 étapes qui doivent être renouvelés périodiquement :

  • Se regarder dans le miroir.

En ne se satisfaisant pas des réussites passées, il s’agit de se comparer sans complaisance à ses compétiteurs, de caractériser sa pertinence et son efficience dans les marchés en développement. Face au danger, comme en appui à la réussite, l’accélération est la seule bonne règle de conduite. C’est elle qui permet de dégager la route et d’obtenir les marges de manœuvre nécessaire à l’action.

Un diagnostic courageux étant posé, la communauté toute entière formule une vision, une romance, qui décrit une ambition stimulante. Se regarder dans le miroir c’est débattre sans idée préconçue à partir d’un questionnement ouvert, c’est écouter et protéger les transformeurs, cette minorité qui ose envisager positivement les challenges, c’est entrainer dans l’aventure les oui mais qui constituent la majorité.

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24/05/2011 | Catégories: ATELIER DU MANAGEMENT | Tags: | Un commentaire

Approche Quantique et Management

Le management se nourrit du mouvement des idées et de l’avancée des sciences.

Il y a 17 ans, Antonio R. Damasio rédigeait l’Erreur de Descartes (1) et enrichissait ainsi considérablement les approches cognitives. En développant la connaissance des processus mentaux, il a permis une meilleure compréhension des comportements relationnels, et décisionnels. Il a ouvert la route à des concepts nouveaux qui ont donné une place à l’émotion, à la prise en compte de la souffrance ou du plaisir par exemple.

En 2009 Bernadette Lecerf-Thomas publiait Neurosciences et Management le pouvoir de changer (2).

Les liens entre management et neurosciences sont aujourd’hui largement développés.

Depuis le début du siècle dernier, la physique quantique bouleverse notre conception du monde.

Nous avons observé, maitrisé et transformé le monde en fonction de lois qui semblaient décrire une réalité absolue qui se découvrait progressivement à nos yeux….

Or pour lever le voile (3) sur l’infiniment petit d’abord, puis aujourd’hui sur l’infiniment grand, l’approche quantique a dû concevoir l’existence de lois et de principes différents de ceux qui semblaient régir notre environnement (4) :

  • Tout élément de l’infiniment petit est onde et particule. Son changement d’état lui permet de disposer d’un effet tunnel. Il est partout en même temps.
  • Seule, l’observation lui donne un aspect et encore faut-il renoncer à toute précision concernant sa positon et sa vitesse.
  • Un objet peut se trouver dans deux états à la fois. La physique quantique est probabiliste.
  • Deux objets distincts peuvent n’en faire qu’un. L’intrication commande leur action à distance.
  • Notre univers et des milliards d’univers parallèles existent.Le temps et la vitesse sont des dimensions relatives.
  • La vie humaine dans son développement apparait avec une probabilité extrêmement faible.

Dans notre quotidien, l’approche quantique est tellement contraire à notre sens commun qu’elle est incompréhensible.

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01/05/2011 | Catégories: REGARDS PROSPECTIFS | Tags: , | Laisser un commentaire »