
La dissonance cognitive est une théorie dont les bases ont été posées en 1957 par Léon Festinger, psychologue social américain (1919-1989).
De nombreuses contributions ont été proposées depuis pour en préciser le champ d’application et les modalités.
L’ouvrage de David C. F. Vaidis édité chez Dunod en 2011 et intitulé « La dissonance cognitive » présente les travaux réalisés depuis la formulation initiale, en continuité et parfois en décalage voire en opposition.
La dissonance cognitive traduit un état et une stratégie :
- Dans une situation donnée, deux cognitions (croyances, connaissances, opinions, attitudes) sont envisagées simultanément alors qu’elles entretiennent entre elles une relation d’incompatibilité ou d’inconsistance. L’amplitude des tensions ressenties dépend des standards
de la personne et de son engagement dans l’action ou la relation attendue.
- Cet état entraîne un inconfort psychologique, parfois une réaction émotionnelle, qui pousse la personne à penser ou agir.
L’éveil peut prendre bien des formes, la soumission, la rationalisation, la fuite, un comportement ou une action délibérée.
- Cette stratégie ou réduction de la dissonance tend à minimiser les tensions, les « oublier » ou les dépasser par un engagement renforçant une des cognitions en jeu.
La dissonance cognitive, qui dans un premier temps reste confinée dans le for intérieur, induit des comportements.
L’injonction paradoxale (double contrainte) , théorie proche, est un phénomène d’abord identifié dans le champ de la communication par l’école de Palo Alto
Christian Darvogne




