
Depuis quelques millénaires, les sociétés s’appuient sur des rapports de force. Le pouvoir et l’autorité s’exercent à travers le contrôle des structures plutôt centralisées et pyramidales qui régissent les relations culturelles, économiques et sociales. La compétition et le conflit déterminent la position des acteurs.
La société fluide rend compte d’une nouvelle réalité. Dans une société d’informations abondantes et dispersées, les interactions entre individus apportent plus d’avantages et de satisfactions que le seul positionnement dans l’organisation. Les rapports aux flux sont déterminants. La coopération, l’influence, la séduction, la réputation deviennent des facteurs de réussite individuelle et collective. La société fluide ouvre de nouvelles perspectives hors des modèles hérités du passé.
La NetGen (génération du net) et la société numérique portent en eux des mutations touchant :
- à l’organisation des pouvoirs (d’une démocratie représentative à une démocratie participative),
- au rapport à la connaissance (fondé sur non sur sa détention mais sur son partage),
- à la production (faire soi même),
- à la consommation (consommer ethique),
- à l’énergie (co produire et échanger par un pilotage intelligent gràce aux smart grids),
- à notre rapport au risque (passer du principe de précaution au principe d’attrition ou de risque responsable)…
Les sciences portent cette évolution en réinterrogeant depuis 30 ans les rapports entre structures et informations. Ils modifient notre représentation du monde en favorisant les approches systémiques, écologiques, se susbstituant aux approches uniquement structuralistes.
Quelques avancées stimulantes :
- La plasticité du cerveau (les connexions se reconfigurent en fonction des informations reçues),
- L’épigénétique (l’expression des gènes se modife en fonction du cerveau et notammet des émotions),
- La systémique (les interactions gouvernent la stabilité interne et externe du système),
- Les organisations agiles (la pérennité d’une organisaiton est plus liée sa capacité à se modifier qu’à s’imposer)
démontrent les liens perméables et interactifs et non déterministes qui lient toute structure à son environnement…
Surfer la vie, c’est s’adapter en permanence à un environnement fluide, c’est assumer de manière responsable un risque stimulant l’innovation.
Surfer c’est adopter dans la vie les principes tirés de la pratique du surf. Surfer la vie c’est adopter des règles de vie simples présentées au chapitre 6 de l’ouvrage de Joël de Rosnay !
Christian Darvogne








